Analyse de points noirs ou zones à concentration d’accidents.

Principe général

La détermination et l’analyse de points noirs est une procédure de sécurité routière dite « classique », car réalisée depuis longtemps ici en Belgique.  Le principe de l’analyse points noirs est de déterminer des zones à concentration d’accidents afin d’y remédier. Contrairement aux audits de sécurité routière, cette procédure est une approche curative (non-préventive).

Les étapes

La procédure se déroule en 3 étapes :

  1. Détermination des zones. On pourrait simplement compter le nombre d’accidents et classer les zones en fonction de ceux-ci; mais cette façon de faire serait beaucoup trop simpliste. Afin de déterminer si une zone est un point noir ou pas, il est important de prendre en compte non seulement le nombre d’accidents mais également leur fréquence, leur gravité ainsi que les types d’usagers impliqués. Selon les objectifs du gestionnaire de voirie il est également possible d’isoler certains types d’accidents (ex : zones à concentration d’accidents impliquant des cyclistes).
  2. Analyse des accidents et des lieux. Après avoir déterminé les zones à concentration d’accident, une analyse approfondie des accidents est réalisée. L’objectif est de comprendre la raison des accidents et éventuellement de repérer des récurrences. C’est cette analyse des accidents, combinée éventuellement à une inspection de sécurité routière qui permettra, de donner les recommandations les plus justes.
  3. Recommandations. Les recommandations, généralement orientées infrastructure, peuvent être de tout ordre : du petit aménagement de sécurité au réaménagement complet de la zone. Le rapport reprend, par zone, les aménagements à court, moyen et long termes nécessaires pour remédier à ces accidents. La classification des zones permettra également au gestionnaire de voirie de visualiser les investissements les plus urgents à faire.

Avantages

  • Aide le gestionnaire de voirie à définir un plan d’action concret en terme d’aménagements de sécurité routière.
  • Permet de prioriser et localiser les investissements nécessaires.
  • Si les recommandations concernent majoritairement l’infrastructure, elles peuvent également être d’un autre ordre.
  • Suivre l’évolution des zones à concentration d’accidents.